Agenda

Dans l’écorce d’un arbre

18:30-19:30
Jardin botanique de Lausanne (plein air ou en salle)

Le fait que les plantes ne soient pas « conscients » au sens strict les rend idéal pour une exploration du pouvoir de la sélection naturelle qui permet aux plantes de trouver des solutions « intelligentes » aux défis posés par la vie végétale sans toutefois besoin d’une vraie intelligence.

Conférence suivie d'une discussion, rendez-vous entrée du Musée
La conférence aura lieu en plein-air ou en salle en fonction de la météo

Conférencier
John Pannell est professeur au Département d’Écologie et d’Évolution à l’Université de Lausanne et il est spécialisé dans les systèmes de reproduction sexuée des plantes.

Résumé de la conférence
Les plantes ne peuvent pas se déplacer à l’âge adultes. Par conséquent elles doivent faire appel au vent ou à des animaux pour leurs rencontres sexuelles. Pour ce faire, elles investissent des ressources substantielles afin d’attirer les pollinisateurs et de les récompenser pour leurs visites. Les plantes ont aussi évolué pour développer de nombreux mécanismes « intelligents », ceci afin de manipuler le comportement des pollinisateurs et in fine pour améliorer leur succès reproducteur.

Les plantes semblent aussi capables d’adapter leur croissance et leur reproduction en fonction de leur environnement, et même de manipuler le comportement des plantes voisines. Afin de comprendre ces stratégies de reproductions, il est important de prendre en compte le fait que leur seul but est finalement de transmettre leurs gènes aux prochaines générations par la voie non seulement de leurs graines, mais aussi et en particulier par la voie de leur pollen, c’est-à-dire, de leur fonction mâle. Dans ce cas, il s’agit d’une sorte de sélection sexuelle semblable à ce que l’on trouve chez des animaux avancés. La sélection sexuelle explique l’évolution de morphologies florales parfois bizarres chez certaines espèces végétales : sexes séparés ou chromosomes sexuelles qui ont plusieurs caractéristiques en commun avec les humains. Le fait que les plantes ne soient pas « conscients » au sens strict les rend idéal pour une exploration du pouvoir de la sélection naturelle qui permet aux plantes de trouver des solutions « intelligentes » aux défis posés par la vie végétale sans toutefois besoin d’une vraie intelligence.